Le 29 juin 2026, les Chaires des Hautes Études pour la Souveraineté ont réuni une trentaine acteurs autour d’une question émergente : comment définir et mesurer la souveraineté cognitive ?

Dans un premier temps, l’intervention de Yann Bonnet (cofondateur du Campus Cyber) a permis d’identifier comment les dépendances technologiques croissantes de l’Europe se transforment progressivement en dépendances cognitives.  Selon un article académique de novembre 2025, les Etats-Unis détiennent 75% de la capacité de calcul en IA dans le monde, contre 15% pour la Chine, et seulement 5% pour l’Union européenne.


Pour initier les échanges entre les participants, une première définition de la souveraineté cognitive a été présentée, à savoir celle de Mathieu Guidere (Paris 8) qui la définit comme : « la capacité d’un individu, d’une organisation ou d’une collectivité à conserver la maîtrise de ses processus mentaux, de ses cadres interprétatifs et de ses productions symboliques face à des dispositifs techniques de plus en plus autonomes. »


Par la suite, la première séquence de travail entre les participants a permis de distinguer challenger cette définition de la souveraineté cognitive, et d’identifier des menaces et des opportunités à l’échelle européenne.

Lors de la seconde session de travail, les groupes ont proposé plusieurs indicateurs ou critères de souveraineté cognitive susceptibles d’alimenter un futur indice, parmi lesquels :


Les CHES remercient l’ensemble des participants pour leurs propositions, leurs réflexions et questionnements, qui forment une base précieuse dont les chaires poursuivons l’analyse.
Cet atelier constitue un jalon supplémentaire dans le cadre d’un travail exploratoire plus large, lors duquel nous approfondirons et confronterons ces premières pistes à de nouvelles recherches.